Ca y est, Elsa est née ! Vous pouvez retrouver des photos dans les albums, et n'hésitez pas à laisser votre mail dans le champ "Newsletter", cela vous permettra de recevoir un mail à toute nouvelle parution !
Eh oui, la puce avait manifestement décidé qu’elle devait elle-même ouvrir ses cadeaux de Noël ! Notre plus beau cadeau est donc arrivé mercredi 17 décembre à 15h40, elle mesure 45.5 cm et pèse 2.290 kg : une miniature ! Normal, vu son terme : il lui manquait 5 semaines et demie au chaud dans mon ventre… Mais que s’est-il passé ?
Dimanche soir, en allant me coucher, je constate que je perds du liquide. Je me couche quand même, mais ça continue, et c’est suffisamment abondant pour que je commence à m’inquiéter. J’en parle à mon mari, on décide d’attendre un peu pour voir si ça se calme, mais non, ça a plutôt tendance à empirer : direction maternité. Nous arrivons aux urgences, où je suis prise en charge immédiatement. Première étape : test du liquide, afin de vérifier que je suis bien en train de perdre les eaux… Le verdict tombe : c’est bien ça. Là, tout s’effondre : ma grossesse est terminée, le bébé va arriver, prématuré, il faut changer de maternité car Nanterre est une maternité de niveau 1, sans service de néo-natalité… La sage-femme et le médecin à Nanterre sont formidables, elles font tout pour nous rassurer et nous informer le plus rapidement possible. A 3h du matin, je suis transférée à la maternité de Versailles. J’ai droit à mon tour en Samu…
Mon mari repasse à l’appartement chercher quelques petites choses oubliées, d’autant plus qu’on pensait voir notre bébé dans la journée, maintenant que la poche des eaux était rompue. Arrivée à Versailles, je suis donc seule dans une salle de travail, avec le monitoring sur le ventre et la perfusion dans le bras. J’ai l’impression de me vider, la puce gigote dans mon ventre, elle n’a pas l’air d’apprécier qu’on lui vide ainsi sa piscine ! Mon mari arrive enfin, et probablement le médecin… je dis probablement parce que là je ne me souviens plus du tout de ce qui s’est passé. Enfin toujours est-il qu’on me donne en perfusion un produit qui stoppe les quelques contractions que j’ai, et qu’on m’installe dans une chambre. J’ai également droit à une piqure d’un produit à base de cortisone, afin de faire mûrir les poumons de la puce. L’objectif est d’attendre 48h, compromis permettant de mettre toutes les chances du côté du bébé, en restant dans la limite acceptable quant aux risques d’infection : maintenant que la poche est rompue, le milieu n’est plus stérile.
La journée de lundi passe doucement, mon mari vient déjeuner et dîner avec moi, j’ai deux monitoring dans la journée pour vérifier que le bébé va bien (ce qui est le cas), des prises de sang… Le matin je vois un médecin qui prend le temps de m’expliquer ce qui se passe. C’est le Docteur Simon. Pour l’instant, on attend, puis on fera repartir mes contractions et on déclenchera l’accouchement si nécessaire. Notre puce sera avec nous avant la fin de la semaine !
Deuxième piqure pour les poumons du bébé, et on débranche ma perfusion mardi matin. On espère maintenant récupérer mes contractions pour que le travail démarre. Leur intensité augmente au cours de la journée, je croise les doigts pour que ça fonctionne… Le soir, le monitoring n’est pas très bon : chaque contraction fait baisser fortement le cœur du bébé. On me demande de dormir sur le côté…
Le mercredi matin, mes contractions sont moins fortes que la veille. Le monito n’est encore pas très bon. Au cours de la matinée, je vois le médecin et une sage-femme, qui commencent à me préparer à l’idée que ça va s’accélérer. Vers 11h j’ai la certitude que le bébé sera là l’après midi, d’une manière ou d’une autre : j’appelle mon mari pour qu’il prévoie de ne pas retourner travailler.
J’ai interdiction de déjeuner, et à 14h je suis déplacée en salle de travail pour un nouveau monito. Le cœur du bébé chute toujours au moment des contractions : le docteur Simon prend la décision de faire une césarienne. Elle nous explique exactement pourquoi, ne cache rien, nous donne tous les détails sur ce qui va se passer. Elle réunit son équipe et revient nous voir : l’opération aura lieu à 15h. Nous passons la dernière demie heure à lire « J’élève mon enfant », la partie sur les jouets en fonction de l’âge : ça permet de bien dédramatiser !
A 15h, c’est parti : rachi-anesthésie pour moi, blouse, charlotte et sur-chaussure pour mon mari, on m’installe au bloc, il est à côté de moi. L’opération commence, je ressens tout ce que le médecin fait, mais sans aucune douleur : je sais donc exactement quand ils sortent le bébé. Soudain, un cri : ma puce est née ! On me la montre rapidement, elle va bien, respire seule et semble en bonne santé. Elle est emmenée en néo-nat, mon mari l’accompagne le temps qu’on me recouse… Après 1h en salle de réveil, on m’emmène dans une autre chambre, où la surveillance est plus facile. Je récupère petit à petit mes jambes, les sensations reviennent. Je n’ai pas mal. Le soir même on me fait lever : je tiens debout ! J’ai enfin le droit de manger un peu, et tous les contrôles qu’on me fait sont bons. Les nouvelles d’Elsa sont bonnes elles aussi : elle est pour l’instant en couveuse, mais va très bien.
Je dors en dents de scie cette nuit-là : toutes les 2h, on vérifie ma température et ma tension, et on appuie sur mon utérus pour faire sortir le sang. C’est très douloureux ! Le matin, mon mari revient et surprise : je vais pouvoir descendre voir mon bébé dès le matin ! Je prends l’ascenseur sur mon petit nuage, arrive en néo-nat… mon bébé est là ! Elle n’est plus en couveuse, car elle arrive à réguler elle-même sa température : c’est une petite costaud ! On tente une mise au sein, elle tête bien mais je ne fournis pas assez. Ce n’est pas grave, on finit au biberon, elle est affamée ! Elle passe quelques heures sous une lampe à UV car elle fait une jaunisse. Rien d’anormal, c’est très classique chez les nouveaux nés, et encore plus chez les prématurés. Elle va bien, moi aussi, et voilà comment tout est bien qui finit bien…